Histoire d'une fondation

Fonder, c’est poser un acte, c’est affirmer la volonté de ne pas transiger sur des principes partagés à quelques-uns.
Ces quelques-uns étaient engagés dans une association au niveau d’un bureau ; ils n’ont pas ménagé leur investissement. Dès leur adhésion il fut clair qu’ils ne pouvaient s’identifier sous les couleurs d’une seule rue.

Habitant d’un quartier important, leur conception du bien commun les conduisait à appréhender les divers dossiers d’un point de vue collectif. Par nature chacun est davantage mobilisé par sa proximité, son idéologie, sa vision de la réalité. Toutefois la citoyenneté ne peut s’exprimer que dans de véritables approches démocratiques incluant l’écoute, le partage et le compromis comme tentative de résolution des divergences voire des conflits.

Nous avons tenté de faire évoluer cette association qui a pu accepter d’inscrire la référence du quartier sans pour autant abandonner sa référence centrale : le nom d’une rue. Sans doute y avait-il là le souvenir d’un combat réel qui restait comme la marque symbolique d’un type de rapport avec les interlocuteurs en responsabilité : la lutte frontale, le rapport de force. Cette attitude n’était pas partagée par l’ensemble des membres dont certains pensaient plus constructive une relation basée sur le dialogue et sur l'élaboration de propositions à partir desquelles la réflexion peut se développer et le jugement de chacun s’amender.

La vie d’une association est également un petit laboratoire de démocratie, un mode d’expression de la citoyenneté. On ne peut réclamer sur tous les tons ce que l’on n’est pas en mesure de réaliser dans sa proximité. Si l’on ne peut sortir de cette passion qui conduit certains à se considérer propriétaires d’une association, d’une rue ou d’un quartier, alors les difficultés commencent. Être identifié à ces objets conduit à vivre les événements qui les traversent comme s’il s’agissait d’une atteinte personnelle avec les conséquences douloureuses qui en résultent.

Ce fut là l’expérience de nos limites avec l’association dans laquelle nous étions.

Ce constat est à l’origine de la décision prise par l’ensemble du bureau sauf un membre. : rédiger, avec d’autres personnes, des statuts dont l’écriture scrupuleuse fut attentive à ce que nous considérons comme l’expression de notre commune idée d’un fonctionnement dépassionné.

Voilà ce que furent les prémices.

Par le nom, cette nouvelle association inscrit son existence dans une aire géographique connue et facilement identifiable. Elle souligne par ailleurs son attachement à la citoyenneté comme attitude volontaire et responsable à affirmer dans le traitement des dossiers comme dans les animations que nous essayerons de promouvoir.

Ainsi naquit le 29 avril 2015 : 

Sud Babote

Association des citoyens du quartier Babote - Laissac - Gare - Nouveau Saint Roch

Publié dans Association

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