Hôtel de la rue Jules Ferry

Longtemps discuté, cet immeuble imposant va voir le jour. Les travaux devraient débuter fin janvier 2017. Il s'agit d'un chantier important qui devra tenir compte de la proximité des voies de tram et de l'eau qui est présente dans le sous sol.

Prévue pour une durée de 24 à 30 mois, l'édification de cet immeuble va générer un certains nombre de nuisances en terme de bruit, de poussières et de circulation.

La sortie des camions est prévue par la rue Levat qui de ce fait va se trouver très encombrée pendant ce temps.

Manuelle Gautrand a été choisi pour la réalisation d’un nouveau bâtiment dans le nouveau quartier Saint-Roch. Un bâtiment contemporain qui s’inscrit dans le cadre d’un nouvel agencement urbain, le quartier Saint-Roch, qui constitue la plus importante opération d’aménagement lancée en centre-ville depuis la réalisation d’Antigone, dans les années 1980.

 

Le programme comprend un hôtel 4* de 100 chambres, un hôtel 3* de 70 chambres, une brasserie, un centre d’affaires et des logements. Juxtaposés, ils sont organisés de manière à être reliés entre eux le plus souvent possible, permettant à chacun de profiter de l’autre et offrant aux différents usagers une grande variété d’offres sur le site même.   

  • Hotel 3

    Hotel 3

  • Hotel 4

    Hotel 4

  • Hotel 5

    Hotel 5

     

    Au premier étage, on trouve principalement le centre d’affaires, ainsi que la plupart des parties communes de l’hôtel 4*. Une immense terrasse, située face à la gare et orientée plein sud-est s’installe en belvédère au-dessus de la voie du tramway et permet d’offrir aux parties communes de l’hôtel 4* des espaces extérieurs généreux et ensoleillés. Au-dessus de ce premier volume, urbain et rigoureux, est imaginé un second volume plus “expressif”. Il assemble les autres fonctions du projet (chambres des hôtels et logements) suivant un long continuum bâti qui se déroule et se plie à plusieurs reprises pour former au final une architecture d’une très grande richesse.
    Dans l’ordre, on trouve l’hôtel 4*, le long de la rue Pagézy, puis l’hôtel 3* le long de la rue Jules Ferry, puis les logements, en hauteur le long du parvis de la gare.
    Au final, cette volumétrie permet la création d’une immense forme en creux, orientée plein sud, incrustée entre le pli des deux premiers hôtels et le grand pont imaginé pour les logements. Il s’agit d’un espace unique, majestueux, remarquablement mis en valeur par les trois autres volumes, un espace en creux qui va constituer une sorte de magnifique “salon urbain”.

     

      

     

    LE DÉPLOIEMENT DES VOLUMES POUR UNE INSERTION PARFAITE DU PROJET
    Du côté de la rue Pagézy, le volume est volontairement bas, en R+6 seulement : il comporte les cinq niveaux des chambres de l’hôtel 4* sur le socle double. Ainsi, le projet s’articule mieux avec le beau jardin que l’on trouve de l’autre côté de la rue Pagézy, et avec les immeubles qui y sont adjacents.
    • Lorsqu’il se replie le long de la rue Jules Ferry, le volume reste également bas, et comporte aussi les cinq niveaux des chambres de l’hôtel 3*, toujours posées sur le socle. Là aussi, le volume reste intégré au contexte, notamment au vis-à-vis avec les immeubles qui se trouvent de l’autre côté de la rue Jules Ferry.
    • C’est seulement ensuite, au droit du parvis de la gare, que le volume se plie pour s’élever au-dessus du précédent. C’est dans cette partie, plus magistrale, qu’il monte jusqu’à un R+10 pour intégrer, sur quatre niveaux, le programme de logements. Le choix d’installer ces logements sur la partie la plus haute du projet a été fait pour leur donner des vues exceptionnelles du sud de Montpellier, en direction de la mer. Du côté nord, une vue originale est offerte sur tous les toits du centre-ville. 

    • Hotel 7

      Hotel 7

    • Hotel 8

      Hotel 8

    • Hotel 9

      Hotel 9

      Le projet développe une écriture de matières simples et sophistiquées en même temps. Toutes les façades, hors celles donnant sur la grande fenêtre urbaine, sont constituées d’un parement en panneaux métalliques, ajourés, de teinte blanche. Le jeu des percements dans ces panneaux sera variable, et permettra de donner une grande richesse de textures et de graphismes. Il s’agira tantôt de petits percements au droit des parties pleines, soit de percement progressivement très importants au droit des baies vitrées.
      Certains des panneaux métalliques seront ouvrants, avec un système d’ouvertures à la françaises, d’autres seront fixes. La mobilité de certains d’entre eux augmentera les effets de ces façades, en créant quelques redans de temps en temps. Lorsque le volume part en hauteur, pour constituer l’enveloppe des logements, les parements métalliques s’allègent et se perforent de plus en plus. Cet allègement de la vêture est encore renforcé par le fait qu’elle passe désormais en grande partie devant les terrasses filantes, augmentant l’effet de transparence générale de ce volume. La végétation des terrasses s’en échappe, donnant à cette partie du projet un effet de jardin dans le ciel.
      Dans cette partie du projet, tous les panneaux sont mobiles, permettant soit de protéger les terrasses de trop de soleil, soit au contraire de les ouvrir totalement face aux vues. Le grand “salon urbain” possède une écriture un peu différente : dans cette partie les panneaux, toujours métalliques, possèdent des percements plus baroques. Ils forment un graphisme riche et irrégulier, qui les rend plus visibles et chatoyants. Leur finition blanche est ensuite revêtue d’un vernis “holographique”, qui rendra
      l’impression finale légèrement colorée, avec des variations suivant les heures du jour et de la nuit qui donneront à cette partie du projet un côté parfois spectaculaire. Le vernis holographique permettra en effet, suivant l’orientation de la lumière, de conférer une impression plus ou moins bleutée, verte, voire rose ou mauve de temps en temps.

      Publié dans Hôtel de la rue Jules Ferry

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