L'Église Saint Denis

Du XIème au XVIème siècle, une première église est construite à l’extérieur de l’enceinte de la ville, dans le quartier de Montpellieret, à l’emplacement du bastion Nord de la citadelle de Montpellier (lycée Joffre actuellement). À l’intérieur de la Commune clôture, on compte à cette date trois paroisses : Notre-Dame des Tables (à l’emplacement de l’actuelle place Jean Jaurès), la cathédrale Saint-Pierre, et Sainte-Anne.

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  • Ill18 Montpellier 073
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 Au XVIIème siècle, la population augmente et, faute de place dans la vieille ville, on assiste à un développement de constructions hors les murs. Ces faubourgs prennent une telle extension que Monseigneur Charles Joachim Colbert de Croissy, en entente avec l’Intendant du Languedoc de Lamoignon de Basville, prend la décision de construire une quatrième paroisse. L’église est placée sous le patronage de Saint-Denis. Denis est un athénien converti au Christ ; il a été le premier missionnaire, au moins l’organisateur et le premier évêque de l’Église de Paris.


Au IIIème siècle, Denis (évêque) avec Rustique (prêtre) et Eleuthère (diacre de la toute jeune Église d’Athènes) va à Rome se présenter au pape Saint Clément. Celui-ci reconnaît en eux des apôtres et les envoie évangéliser les Gaules. À Lutèce, une foule de païens se convertit. L’empereur fait arrêter les trois hommes qui sont torturés. Ils sont ensuite conduits au mont du dieu Mars, nommé « Mont des Martyrs » qui a donné « Montmartre » où on les décapite. Denis aurait marché en portant sa tête jusqu’à un lieu devenu Saint-Denis.
L’église est construite par l’architecte Augustin Charles Daviler, au faubourg de la Saunerie : à la rencontre de la route de Toulouse (avenue Clémenceau) et de la route de Lodève (cours Gambetta) et de l’actuelle rue Rondelet, sur l’emplacement de l’ancien cimetière hors les murs de Notre-Dame des Tables. Commencée en août 1699 et terminée en 1705, elle est bénie en octobre 1707.
C’est un édifice harmonieux de dimension relativement modeste qui a un plan en croix latine, avec un chœur à deux travées. La façade comporte quatre pilastres ioniques sous un fronton triangulaire. Monseigneur Colbert confie la paroisse aux pères Oratoriens jusqu’en 1738 ; après cette date, ce seront les prêtres séculiers, les premiers ayant été suspectés de jansénisme.
Le 1er octobre 1793, la section révolutionnaire de Montpellier ferme l’église et les desservants se cachent. L’église est vendue en 1796 comme bien national à un particulier, M. Jacques Fraisse qui, quelques jours plus tard, la revendit ainsi que le presbytère, la cour et le jardin à un paroissien. Le fait que la paroisse appartienne à un particulier n’empêche pas l’ouverture au culte à partir du concordat de 1801.
L’urbanisation et le développement de ces faubourgs s’accompagnent d’un accroissement considérable de la population ; le modeste édifice devient exigu. En 1826, la ville rachète l’église et entreprend des travaux en 1836. La façade est respectée mais le chœur est agrandi, le transept élargi et des chapelles latérales sont construites. Ces transformations vont largement annuler l’harmonie première de l’édifice.
En 1885, le chœur fut disproportionné par des travaux d’agrandissement consistant en son allongement.
En 1958, de nouvelles organisations du chœur (déplacement de la statue de Saint-Denis sur le côté droit du chœur ; de l’orgue, sur le côté gauche) améliorèrent l’agencement du chœur et la visibilité du triptyque qui décore le mur de l’abside et surtout son panneau central représentant le martyre de Saint-Denis. L’église abrite des toiles datant du XVIIIème  et XIXème siècle, des statues et possède un orgue.
Devant l’église, en novembre 1628, sur ordre du Duc de Montmorency, furent pendus soixante-treize officiers protestants de la garnison de Gallargues dans un contexte de guerre de religion ; on raconte qu’un enfant de quatorze ans fut obligé d’assister au supplice de son père. (In Histoire de Montpellier. C. Amalvi et R. Pech. Editions Privat)
Pour assurer le service d’ordre lors du meeting du 9 juin 1907, deux escadrons du 11ème régiment de hussards, arrivant de Béziers renforcés par deux autres escadrons venant de Tarascon, sont positionnés à Saint-Denis. Leur mission était de faire respecter l’interdiction d’entrer dans la ville en voiture. Les uns barraient la rue Clemenceau, les autres la rue  Rondelet, et d’autres encore se positionnaient devant l’église Saint-Denis. Deux bataillons du 142ème, cantonnés au Larzac, seront en alerte à Lodève. Les régiments cantonnés à Montpellier étaient consignés dans les casernes. (In Montpellier Naguère. 1845-1944 ; M. Lacave)
Le tramway passait devant l’église. Un témoin raconte : « Une année, le Tour de France passe devant l’église Saint-Denis. La roue du vélo d’un cycliste s’encastre dans le rail du tram ; il tombe entraînant alors une cascade de chutes dont celle de Fausto Copi, favori, qui doit abandonner pour fracture du bras.

 

 


 

 

Publié dans Les lieux remarquables

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