Babote ( La tour de la )

Histoire

La tour de la Babotte est un élément des vingt-cinq tours de l'enceinte fortifiée qui protégeait la ville de Montpellier à la fin du XIIe siècle, début du XIIIe siècle. Haute de vingt-six mètres, elle reste un des derniers vestiges avec la porte de la Blanquerie, la Porte du Pila Saint Gély et la tour des Pins.

 

  • La tour de la Babote
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En 1739, l'Académie royale des sciences demande l'autorisation d'y établir un observatoire d'astronomie, ce qui lui est accordé par le directeur général des fortifications, le maréchal d'Asfeld. La surélévation de la tour, à partir de la balustrade, date de cette époque.

En 1740, les Etats du Languedoc votent une gratification annuelle de six cents livres pour la construction d'un observatoire. Un bâtiment qui sera élevé sur la base d'une tour des remparts. Les travaux seront achevés en 1745 et l'Académie des sciences en prendra possession, puis la société royale des sciences y installera son siège de 1757 à 1761.

Une préoccupation notoire des astronomes de la Babotte fut de la situer dans l'espace afin de pouvoir affiner leurs études. C'est l'Abbé Picard qui établit les coordonnées les plus précises, des données qui seront légèrement corrigées quelques années plus tard par Barthélémy Tandon, directeur de l'Observatoire.

Légende ou réalité : le 26 décembre 1783, un certain Sébastien Lenormand, inventeur du parachute aurait testé son invention en s'élançant depuis l'immeuble. La toiture du bâtiment souffre des assauts du temps, certaines vitres sont cassées et les instruments d'observations subissent eux aussi les outrages des ans. Tout cela conduit le recteur de l'Académie à se dessaisir de son observatoire.

Le 1er janvier 1832, le télégraphe de Chappe s'installe sur la toiture de l'édifice. Ainsi durant 23 ans, la toiture du bâtiment est couronnée de deux grands bras articulés qui permettaient d'envoyer des messages codés vers Paris, grâce à deux lignes différentes.
La première passait par Nîmes, Avignon, Lyon et Dijon et la seconde par Narbonne, Toulouse, Bordeaux et Tours. Ce télégraphe correspondait également avec Marseille, Toulon et Bayonne. Une technique qui avait l'avantage d'être plus rapide qu'un homme à cheval, mais dont le déclin viendra rapidement avec l'invention du télégraphe à fil, qui détrône à Montpellier celui de Chappe en 1855.

La faculté des sciences qui n'a toujours pas de lieu d'observation, récupère alors le bâtiment après des travaux de remise en l'état. Elle y réalisera des études astronomiques et météorologiques qui seront publiées dans un journal local.

En 1890, la faculté s'installera dans de nouveaux locaux et la tour inemployée accueillera en 1899, la Société colombophile de l'Hérault.

En 1903, la Babotte recouvre sa vocation astronomique en accueillant la Société Flammarion.

Mais en 1950, le maire attribue les locaux à l'Entente bibliophile qui y installe le musée du vieux Montpellier pendant 30 ans.

En 1981, la Fédération d'astronomie populaire amateur du Midi y installe son siège.
Cette association occupe aujourd'hui encore cet édifice à l'architecture si particulière.

Bibliographie : L’observatoire de la Babotte, de Jean-Michel Faidit.

Au premier étage, une salle voûtée mesure 6,90 mètres de hauteur. Lors de l'installation du télégraphe, elle a servi de logement au directeur.

Actuellement, la tour de la Babotte abrite le club d'échecs de Montpellier, club issu de la réunification de Montpellier-Échecs et de la Diagonale du Sud.

Cette tour d'angle de 26 mètres de haut bâtie en pierre de Caunelle (Juvignac) faisait partie de l'enceinte qui ceinturait la commune clôture aujourd'hui appelée : "centre historique". Il y avait 25 tours au Moyen-age et c'est la seule qui reste avec la tour des Pins. Elle fût aussi appelée Tour des bains car il y a des bains à proximité, dans la rue Richelieu derrière le théâtre.

Si elle n'a pas été détruite c'est grâce au fait que la société royale des sciences avait convié les montpelliérains à assister à l'éclipse de soleil le 12 mai 1706, éclipse prévu par Jean de CLAPIES. L'enthousiasme fut important. Par la suite au XVIII un observatoire astronomique fut bâti à son sommet par la société royale des sciences (entre 1741 et 1745), et en 1788 un étage supplémentaire fut ajouté.

La porte que l'on peut emprunter aujourd'hui n'existe que depuis 1795 et sur l'initiative de jean Bibar* qui obtint l'autorisation de créer une porte le 30 janvier 1795.

Le premier saut en parachute effectué par Lenormand aurait été réalisé depuis celle-ci. En 1985 cette tour a été mise en valeur par la ville de Montpellier.

La première photo est de 1925 environ et la seconde de 1999 et elle est prise depuis le haut du parking Laissac.

*Jean Bibar était un riche propriétaire de terrains et d'immeubles dans ce quartier. Le fait de percer une porte dans la Babotte lui évitait de passer par la seule porte située à cette époque rue des pénitents bleus (rue Diderot de nos jours).

Rétrospective

 

Publié dans La tour de la Babotte

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